Un rêve pour toi

smiley : kiss Un rêve pour toi


 JE SUIS ALLEE CHERCHER UN REVE POUR TOI

 

Je suis allée chercher un rêve pour toi,

Un rêve parfumé de thym et de marjolaine,

Baigné des gouttes de la rosée matinale.

Je suis allée chercher un rêve pour toi

Le long des haies vertes et fleuries,.

 

Un rêve bleu comme les pervenches étoilées,

Léger comme l'aile d'un papillon

Et bourdonnant comme une abeille.

Je suis allée chercher un rêve pour toi

Tout le long de l'oued brillant et frais,

Un rêve d'or comme les ajoncs et les iris,

Délicat comme l'aubépine et clair

Comme l'eau qui coule et s'en va.

 

Je suis allée chercher un rêve pour toi

Dans les profondeurs vertes de la forêt,

Un rêve tendre et mystérieux,

Harmonieux comme un chant d'oiseau,

Peuplé de génies et d'abeilles.

Je suis allée chercher un rêve pour toi

Tout au fond de mon triste cœur.

 

Je n'y ai trouvé qu'une mélancolique chanson,
Une chanson lente faite de regrets et d'espoirs.
Prends les rêves et les chansons,
ô mon ami, Et prends mon amour fidèle.

Prends ma vie, toute ma vie, ô toi que j'aime
Et me donne une seule de tes pensées volages.

                                                (E.C)

 

 

 

commentaires

Bon rêve!

Je repasse après la chorale...
2005-12-07 20h25 

Ton rêve est bon puisqu'il vient de toi. Même ta méancolie, est bonne à entendre aussi. Puisqu'elle me parle e toi. Je suis le vagabond le plus chanceux de la région, puisque tu pense à moi, puisque e ne suis plus seul dans mon errance, dans mes nuits, dans mes songes. J'ai une chanson lente à cueillir ce soir, lente faite de regret et d'espoir. J'irai la cueillir ma douce, sur le bord des nuages et plus haut s'il le faut. Certains disent, que les étoiles sont faites des rêves des amoureux, faites de la peau de leur baisers. J'irai la cueillir, ma belle, sur le manteau de la nuit, je ferais ce chemin des étoiles, et astres, pour cueillir la lumière qui porte tes mots a l'intérieur du rêve.
ce soir ma douce, tu es allée au village, où tu danceras, avec tous ces bergers qui te courtisent. Je chaufferais mes mains à la lueur du calheil. Et je prierai pour ton retour. Car tu reviendra je le sais, mon rêve t'appartient, tu le sais, il faut que tu en prenne soin. Moi, j'ai le tien au chaud, entre deux espérances. De ton rêve j'en ai fait un bouquet que j'accroche à la boutonniére de mon coeur. Là, où mon sang bat pour toi. Alors danse ma belle furtive, danse fait-leur tourner la tête ennivre-toi de son, de musique et de légèreté, tourne comme un soleil, fait briller dans tes yeux les flammes du désir. danse comme un mirage sur les sables, danse comme un mystère sous l'orage, et revient moi, comme une rosée fraîche, comme une prommesse d'aube. revient-moi comme un jour nouveau.
J'ai dans mon coeur un empire pour toi, fait de déserts et d'oasis. Et de fruit juteux, et de parfums rares. J'ai inscrit sur ma peau la forme de tes yeux, la forme de ton corps, et celles de nos espérances
Je t'embrasse ma douce, ma très douce bergère. Donne-moi un baiser, pour passer m nuit et attendre le jour
Je t'embrasse
rentre bien
2005-12-07 22h13 

Voilà, de retour.

Ma visite s'est passée du mieux que je pouvais l'espérer, pour le résultat, nous attendrons et nous verrons...

Je suis fatiguée, mon homme est très fatigué, c'est lui qui m'a amenée, après sa journée de travail, et à cause de mes confusions espace-temps, nous avons failli arriver en retard!
Heureusement, laz circulation assez fluide, et une miraculeuse place juste au bon endroit pour atteindre à pied le lieu du rendez-vous. Super!

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Alors mes rêves te plaisent même mélancoliques...
Ce rêve était tout de même habillé de prairies au soleil levant, de rosée brillante, de senteurs d'herbes aromatiques.
Rempli d'insectes bourdonnants et crissants ou silencieux, abeilles, guêpes, bourdons, mouches, libellules, cigales, grillons, sauterelles, papillons.
Baigné d'eau claire ou de terres rougie arrachées au lit des oueds, peuplé de chants d'oiseaux, ombré de frondaisons en forêts luxuriantes et mystérieuses.

Raconte-moi les fruits juteux et les rares parfums.
Parle-moi de nos espérances.

J'ai dansé à faire pâlir toutes les autres bergères des environs.
J'ai tournoyé si longtemps que les musiciens retenaient leur souffle et la mélodie restait planante, comme un grand drap de soie lancé vers le ciel par 4 prestes mains, et sous lequel l'air s'engouffre, freinant sa retombée, très, très longtemps.
J'ai dansé avec les bergers, nous avons tant besoin de rire, de nous amuser, la vie est dure dans les montagnes, et souvent solitaire, que de joies et d'impatiences à célébrer!
Aucun n'est aussi beau que mon Berger! Aucun n'est aussi mystérieux et tourmenté que mon vagabond. Aucun n'a le regard aussi profond que le sien. Aucun n'a les yeux aussi vastes et doux que ceux de mon époux.

Je n'ai donné que mon sourire et la beauté de mes mouvements, que la vigueur de mes envolées, que ma joie parfaite de communier à la nature, aux rythmes et aux mélodies, à la gaité ambiante.
Nous étions aux pieds d'un ksar, trois feux nous éclairaient et faisaient rougeoyer les murs de terre derrière nous et allongeaient les ombre du petit groupe de musiciens et de chanteurs, près du troisième brasier, à gauche. Dans le premier brasier, à droite, des hommes faisaient cuire, griller plutôt, des têtes d'agneaux et de moutons, ça sentait le "bouzoulouf". Mes vêtements et mes cheveux en restent encore tout impreignés.

J'ai dévoré la chair rôtie, brûlante et fondante sous mes dents.

J'ai dansé encore, puis chanté avec le groupe de chanteurs.

Enfin, j'ai remis mon châle et je suis remontée vers la tente, dans la nuit froide, la lune, virgule ascendante, très pâle n'éclairait pas le chemin, j'ai failli me perdre, mais me voici.
J'ai bu le lait de chamelle
2005-12-07 23h48 

je suis encore retournée chez toi:
c'est très simple: je ne trouve plus les mots!

et j'espère que celui ou ceux qui sont au volant du camion bourré d'explosifs, lorsqu'il se sera renversé...après tous ces dérapages, vont se fendre la gueule, ou alors???

Oui, je n'arrive pas à la plus petite hauteur de ces chevilles là, ni à la plus petite grandeur de ces "pointures" là!
Ne m'en veux pas de ne pas me jeter dans la mélée.

Je suis heureuse d'être petite et de n'avoir pas à me demander si je dois ou non passer un cap dans la nuit et la brume...

Mes combats sont différents sans doute. L'un de mes combats les plus terribles et les honorables est de me battre contre la maladie, et de gagner chaque jour une victoire, même si elle est petite.

Je t'embrasse vagabond
Je t'embrasse comme je t'aime

J'ai visité des blogs ce soir, où les personnes ont écrit avec les mêmes mots et les mêmes sentiments que j'aurais eu si je m'étais permis d'écrire cela, d'autres l'ont donc fait avec brillo et naturel et j'ai l'habitude de dire que ce qui fut bien fait par d'autres, je n'ai point à le refaire!

Bonne fin de nuit, doux réveil, et bonne journée de jeudi.
2005-12-08 01h42 

Bonjour ma douce, ma folle bergère. Tu est rentrée. J'ai entendi ton souffle. J'ai vu briller tes yeux dans la nuit? J'ai senti quand tu t'es allongée près de moi. J'ai entendu le silence de tes prières. J'ai senti mon rêve devenir soie légère dans l'air. Dans la nuit j'entendais parfois le bêlement des brebis, j'entendais comme des sons de cloches au loin, quelque chose qui tinte, qui résonne. C'était la nuit et ton corps de prière respirait à coté du mien, avec la lenteur des grands espaces. Et ta main s'est posée sur ma main. Et tout était bien.

Tu as raison je n'ai pas répondu à ta question. d'abord il faut que je te remercie d'avoir penser à me faire prévenir si quelque chose te retenait loin d'un écran. Je trouve que c'est une belle bpensée.
De mon coté, c'est difficile... je ne connait personne en qui je puis déposer cette confience là, autour de moi. Néanmoins, j'ai noté sur un petit bout de papier que je garde avec moi ton adresse internet et l'adresse de notre tente. Je pourrais ainsi donner ces adresse à quelques âme charitables pour qu'elles vienne déposer un message. Je ne peux guère faire mieux en ce moment.

Voilà ma douce bergère, il est l'heur de commencer mon labeur, si peu intéressant, il est l'heure de donne place à ma contribution sociale.

Je comprends ce que tu dis au sujet de mon blog. Moi, aussi je trouve que les commentaires qu'on y trouve ne sont pas toujours compréhensible. Les gens veulent exister. Ils parlent fort, pour qu'on les entendent, ils en oublient le texte et l'auteur, ils se parlent à eux-même, ils veulent briller...Et je n'ai pas envie de faire la police, ou le tri, alors j'accepte des choses qui ne me plaisent pas beaucoup.... mais ne t'en fait pas, tu n'es pas petite à mes yeux, à mon coeur, tes mots quand tu les poses chez moi, je sais d'où ils viennent, de quelle profondeur d'âme ils sont issus. Beaucoup de mes visiteurs, n'ont pas la même tolérence que moi... Je sais que cela freine certains, qui comme toi ne sentent plus tout à fait à l'aise... mais comment faire le tri, comment empêcher les débordement... je ne sais pas...
Mais je sais que tu passes, je reconnais même ton ombre, ton parfum, même la trace de tes rêves....
Je t'embrasse douce bergère. Oui, je t'embrasse, je veille sur la fin de ton rêve de nuit, sur la fin de ton sommeil de cette nuit. repose-toi, ma belle, repose toi dans les bras de l'aurore, dans les voile du matins, dans les restes encore sonores de la fête de cette nuit.
Je t'embrasse avec toute ma tendresse comme une lumière d'aube fraîche.
mille baiser.
 
2005-12-08 08h38 

Bonjour mon vagabond!

merci pour tes baisers, ta tendresse, je suis désolée de ne pouvoir m'épancher comme toi sur le sujet, non pas que je ne ressente rien, mais parce que je ressens trop!

Mon rêve de nuit s'est tant prolongé, jusqu'à la mi-journée, j'avais fourni trop d'efforts hier pour supporter toutes les épreuves du jour, et du soir.

Je n'avais qu'à pas y rajouter en allant au ksar danser, et manger de l'agneau rôti et boire du lait de chamelle, voilà qui m'a fait beaucoup rêver ensuite!

Je dois aller me restaurer, me reposer, me préparer pour ce soir, où nous allons prier en groupe. Je repasserai, soit avant, soit après.
J'espère que ta contribution sociale se sera bien passée.

Au sujet de ton blog, je me rappelle que tu disais combien tu voulais en faire une maison digne de me recevoir comme je le méritais...
et voilà que je te dis que je m'y sens étrange ou étrangère, je sais bien que l'on peut connaître mes passages, mon ombre lorsque j'y rôde, combien de fois, j'ai écrit mon com, puis l'ai effacé et pas envoyé en essuyant une larme. Je n'ai pas l'intention de te mentir, pas plus sur ce sujet que sur d'autres.

Je ne peux me résoudre à ce que notre relation devienne exclusive ici, cantonnée dans cette tente, même si l'espace alentour est incommensurable.

Ne plus laisser de coms, ne plus t'écrire de mails, c'est un confinement étroit.

Peux-tu le comprendre?
Y a-t-il un remède, ou dois-je me résigner à cela?

Il y a difficulté pour moi, je préfère te le dire.
Je peux m'adapter à tout, certes, mais il y a des choses qui me sont plus difficiles que d'autres.

Ici est un espace pas complètement intime en plus.
Il est à la fois réduit à nous deux, et à la fois accessible par n'importe quel petit fûté aussi fûté que moi!

J'espère que tu comprends ce que je ressens à ce sujet.

A tout à l'heure, je vais vivement m'activer!
2005-12-08 17h00 

Presque 20h je me suis activée.
Je range le linge, je récupère les vêtements un peu partout dans la maison, j'en fais des grands tas à terre, comme à Emmaüs! Je mets ensemble les semblables: chemises, pantalons, Tshirts, pulls, souvêtements, vêtements d'hiver ou d'été, et ceux spéciaux pour l'estive. Ensuite je plie ceux qui sont à plier, je mets de côté ceux qui sont à repasser, je les repasserai plus tard. C'est un grand chantier à faire une fois par an au moins.

Tu sais dans la tente, beaucoup moins de soucis: un seul coffre, une seule armoire, comme à la bergerie, tout ce qui n'est pas dans le coffre est dans l'armoire, ou pendu côté bergerie, là où les bêtes rentrent pour la nuit ou pour s'abriter d'intempéries. Par exemple les parkas et anoraks, les vestes de travail. Et tout ce qui n'est pas dans un de ces trois endroits est considéré comme perdu ou inexistant.
C'est bien plus facile la vie dans la tente ou à la bergerie, et en plus, on vit au rythme de la nature.

Oui je suis certainement plus à l'aise sous notre tente que dans un salon bourgeois ou littéraire. C'est certain, et je n'incommode pas autrui par mon odeur "rustique".

Je n'ai rien à cacher, je ne sais être autrement que "nature".
Pourquoi suis-je dérangée du fait que je ne puisse fermer la porte? Une tente n'a pas de porte, une yourte, si, mais on n'a pas l'habitude de la fermer vraiment.

Je ressens ce que j'ai exprimé à la note précédente, et je ressens aussi ce que je viens d'écrire là.

Perpétuel conflict entre la sérieuse raisonneuse, et la décontractée primessautière!

J'ai fini mon service linge pour aujourd'hui, je vais aller accomplir celui de la cuisine, puis aller prier.
Bonne soirée et à plus tard, lorsque les rêves seront levés!!!

Sourires à toi. Bienvenue quand tu arrives.
J'ai mis trois bûches pour que le poële "tienne", tisonne un peu, sinon le feu va s'étouffer!
2005-12-08

Je suis au chaud ....il fait chaud. Tu as bien tisonné. Je ne sais que te répondre....c'est vrai que c'est bizarre ce blog à deux. A la fois intime et saugrenu... C'est à toi de voir ce qu' il convient de mieux.... Je me suis habitué à la yourte. J'y suis bien puisque tu y es. Puisque tu passes là et que tu laisse tes trace comme une mésange qui dessinerait dans le ciel avec le bout de ses ailes.
Dis moi ce que tu préfères. Et puis il y a cette histoire de mail qui passe pas. Si tu veux on réessaye....
J'aime quand tu es naturelle. Tes mouvements sont ample et gracieux, même freine parfois tes élans tu a cette grâce naturel des filles de la montagne, qui doivent garder leur équillibre sur l'arête des pierre, comme une petite chèvre.

Je sais que tu part en retraite, un repli de prière, de méditation, emporte-moi, dans tes prières, fait voyager mon âme errante aux porte du Seigneur, dis-lui qu'il ne m'en veuille pas trop, de l'oublier si souvent, dis lui que mon tourment m'éloigne de lui souvent.
Prie, ma belle, que tes oraison montent droit aux cieux, qu'elles éclaire les ténèbres, de leurs flammes ardentes. Repose ton coeur dans le silence.

Demain soir je rentrerai très tard, en fait je ne pourait me connecter que samedi matin.
Voilà, ma douce et tendre.
Je t'embrasse. Soit ce que tu es, puisque ce que tu es, est un chemin... plus un pélerinage.
Je t'embrasse tendrement, comme si je baisais le coeur d'une rose.
Repose-toi.... ce soir j'accueilerai ton rêve, les mains tendues comme pour une offrande au ciel.
Dors bien ma douce. quand tu reviendra je dormirai déjà, glisse toi sans faire de bruit et pren ma main, serre-là fort... serre là fort.
Je t'embrasse.
2005-12-08 22h05 

Me voilà de retour.
Je suis heureuse que tu sois passé, et que tu aies trouvé cette chaleur que j'avais patiemment entretenue pendant la journée, venant rajouter quelques bûches au poële, de temps à autres.
Tu dors, tu es beau lorsque tu dors, tu es calme, j'ai approché le caleilh pour observer ton visage, pour te regarder respirer paisiblement. Je penche la tête légèrement vers la gauche lorsque je fais cela et je souris. Dans mon châle, et avec mon chignon, ce soir, je me fais l'effet d'Heidy, entrain de veiller l'un de ses enfants et de s'émerveiller pendant son sommeil.

J'ai trouvé une rose sur le chemin du retour, une ultime rose qui avait été déposée sur une pierre, je suis la seule à passer par ce chemin actuellement, j'ai pris la rose, pensant que celui qui l'avait déposée, l'avait mise là pour moi. Elle avait une drôle d'odeur poivrée, comme les petits oeillets. Je l'ai respirée, tout le temps que je remontais à la yourte.
En arrivant, je t'ai vu assoupi, j'ai embrassé la rose et l'ai déposée sur ton coeur.
Puis je suis allée me servir un thé brûlant. Il fait froid dehors et le chemin est long. J'ai remis une grosse bûche pour la nuit.
J'ai appelé Sm (Esma), mon petit chat, je lui ai donné du lait, je l'ai caressé un moment en regardant le foyer à travers le hublot du poële, il faudra que je pense à essuyer la vitre de mica, la fumée et le goudron la noircissent trop rapidement.
Mais je le ferai lorsque je viderai le poële demain, il ne faut pas que je me brûle.
Lorsque je la nettoie, même avec beaucoup de prudence et de douceur, des parcelles de mica, fins voiles translucides, sont arrachés à la vitre, et demeurent sur le chiffon comme givre.
Qu'est-ce que la transparence?
Si je t'étais transparente, vagabond, si tu lisais toutes mes pensées, tous mes sentiments...

Je me suis levée pour ne pas trop laisser courir les désirs de mes désirs, Sm a bondi très souplement, sur ses pattes de devant il a atterri, tendues et très vite les pattes de derrière les rejoignant, celle de droite et aussitôt celle de gauche, il s'est faufilé dans la pénombre.
Soudain, il m'a fait face, j'ai vu briller le rayon vert de ses prunelles, il s'est étiré, a baillé, puis a regagné posément le coussin sur lequel il s'est lové, museau sous pattes.

J'ai pris la tasse encore brûlante et je m'y suis longuement réchauffé les mains, puis j'ai bu à petites gorgées, le chaud liquide est descendu comme un flot appaisant.

Le vent s'est mis à souffler à l'extérieur, j'ai replacé le châle autour de mes épaules. J'ai entendu du bruit, j'ai pris le caleilh et j'ai entrouvert la porte, c'était le cri d'un animal blessé, au loin.

J'ai fermé les yeux, un chacal, une hyène? loin, bien loin.
J'ai levé les yeux, lune premier quart ascendant, on y voit mieux cette nuit que la précédente. Derrière, au fond, la masse violette des monts, à mes pieds cette petite herbe, mouillée.

Je suis rentrée, transpercée d'humidité, trop fatiguée pour me verser à nouveau du thé. J'ai pris une serviette chaude qui séchait auprès du poële, j'ai défait mes cheveux (mais jusqu'où les laissera-jei pousser, et pour quelle raison? je l'ignore, ils sont à moi, je les aime longs!), et je les ai séchés puis brossés. J'ai oté mes vêtements alourdis par la brume, et me suis vigoureusement frottée, dos au poële. Cette bonne chaleur!

J'ai passé ma chemise de laine blanche. Et je suis venue près de toi. J'ai déposé un baiser sur ton front, et je t'ai pris la main, et je l'ai serrée fort.

Non, ce blog à deux n'est pas bizarre ou saugrenu.
Peut-être ne sommes-nous pas les seuls au monde à avoir une tente comme celle-là?
Je ne souhaite ni copier autrui, ni être absolument originale, seulement moi. Et je souhaite que toi, puisses être toi, quoiqu'il arrive!

J'aime me remettre en question, te questionner, remettre en question la relation que nous vivons. C'est normal, c'est vivant et salutaire.
Ce soir je ne me sens pas prisonnière.
L'important est que nous puissions communiquer en vérité, quel que soit le support ou le propos, en tendresse et vérité, non? et être à l'aise avec le moyen de communication, pour que l'accueil, l'expression, la créativité n'en souffrent pas.

Ce lieu peut être espace de liberté ou morne prison, ou pire tombeau...
Tout dépend de ce que nous y vivons, de ce que nous désirons y vivre.

Le plus important dans une relation n'est pas le média, mais l'intention et sa matérialisation concrête.

Par exemple, l'histoire que je viens de te raconter, elle aurait été différente si je l'avais écrite dans un mail pour toi?
Moi je ne pense pas!
Par contre, elle aurait été très différente sur ce blog, si j'avais continué à penser ce soir que ce lieu était une prison pour moi. Alors, je n'aurais pas employé ici les mêmes mots, ni raconté la même chose, sûr!
Mais je me suis dit que j'étais chez moi, que tu étais chez nous, et que j'étais libre comme le vent qui a recommencé à souffler, alors il ne m'importait plus de savoir si j'écrivais un mail privé ou une com dans ce blog.
Je t'écrivais à toi ce qui est dans mon coeur pour toi, c'est tout, comme je le lisais, je te le disais, voila.

Mais c'est bien et bon que j'aie posé la question.

Pour me remettre dans ma propre perspective.
Pour t'accueillir en liberté.

On peut reessayer aussi de voir si mes mails t'arrivent.
J'aimerais quand même pouvoir avoir la possibilité de t'atteindre par mail, ça peut être utile.

Bonne nuit, mon vagabond, repose-toi contre mon coeur et dans mon rêve. Refais tes forces pour affronter les jours suivants.

Oui, je serai en retraite à partir de Dimanche. Mais je passerai ici pour cueillir tes baisers et déposer mes prières.
Oui je parlerai à mon Seigneur de toi. Mais il te connaît tu sais, bien mieux que je ne te connaîs, et il t'aime, encore plus que je ne saurai jamais le faire. Qui et quoi que tu sois!
Je lui parle de toi chaque jour, et souvent la nuit.
Oui, je vais me reposer dans son silence, et t'y reposer également, et si tu peux sentir ma présence, alors tu sentiras la sienne. Il n'est pas difficile de lui parler, surtout lorsqu'on a des tourments! les tourments il connaît ça!

Je te parlerai de Lui, mais pas cette nuit.
Cette nuit, je veux rester en silence contre ton coeur et serrer ta main, et c'est tout.

Que mes baisers te cueillent samedi matin lorsque tu repasseras.
2005-12-08 23h56 

Bonjour ma douce, ce matin quans je suis parti tu dormais. ton visage était calme, une soie de douce, une soie d'ardente douceur. Moi aussi j'ai me te regarder dans ton sommeil. Parce que, à ce moment là, je sais quel est la forme de l'amour, je sais quel est sa peau, son souffle.
Tes longs cheveux bordaient ton visage comme une grande coronne de nuit étoilée. J'ai posé mes lèvre sur ta joue en l'éffleurant à peine, simplement pour sentir ta chaleur et ta vie.... j'ai mi du bois dans le poelle, j'ai tisonnais un peu sans faire trop de bruit. J'ai remonté la lourde couverture pour couvrir ta cuisse blanche qui voulait s'échaper.
Voilà, maintenant je me dirige vers le douar, vers les hommes et la civilisation, je vais chez les marchands et lesz mécréants, je vaios faire le pitre, sur ce triste théatre...
Mais j'ai dans mon coeur ta chaleur de nuit, j'ai dans mon coeur tes parfums de sommeil, j'ai dans mon coeur ta main serrant la mienne, j'ai dans mon coeur les mots d'une prière, j'ai dans mon coeur une rose aux senteurs poivrée, j'ai dans mon coeur un lieu, une maison de toile, fragile et pourtant innatacable, petite, mais pourtant aussi vaste qu'un ciel.
A demain douce bergère, je pense à toi, à tes rêves, à ta peau, à tes chairs de prières
Je t'embrasse ma douce et sage bergère.
Je t'embrasse. Soit pure et toujours dans cette vérité. Soit pure comme la première vierge. Pure d'abandon et d'offrandes.
Je t'embrasse avec douceur.
2005-12-09 08h35 

Bonjour, tu vois, je passe tard chercher tes baisers,
Tout le jour j'ai couru de place en place pour mettre un petit mot d'au revoir à chacun de ceux qui me tiennent à coeur ou envoyer un mail.

Là, je t'offre ma douceur.
C'est bon que tu partes avec ma main, ma rose poivrée, ma tente dans ton coeur, mes parfums, ma chaleur et ce calme de la nuit.
Que puis-je t'offrir d'autre?

Mon Roi est fatigué et souffrant, je dois retourner auprès de lui sans tarder.

Je l'ai découvert ce matin comme un enfant perdu, je ne suis pas si adulte que ça, mais il me faut vite grandir pour le soutenir, il m'a tant donné, tant aidée, tant soutenu, qu'il n'en peut plus!

Ma place est en priorité à ses côtés, tu sais à quel point je l'aime, je ne veux pas le voir détruit par ses efforts envers moi, ce serait un comble!

Ce temps de désert que je voulais prendre avec mon Seigneur presque seule, Lui et moi, je vais le prendre aussi dans l'assistance silencieuse et amoureuse à celui que mon coeur aime depuis tant d'années aussi fort qu'il m'aime.

J'essayerai de passer sous notre tente, pour y laisser mon parfum, mes rêves et mes prières pour toi. Comme une pauvre que je suis et que je reste.

Quelques mots, ou pensées, mais tu sauras que je pense à toi, que je tiens ta main, comme tu tiens la mienne. Que mon coeur reste avec le tien, en paix, en prière ou en combats.

Passe quand tu veux, comme tu veux, mon vagabond.

Que nous puissions nous accueillir tels qu'en nous mêmes, aussi pauvres ou luxuriants que nous sommes.

Que ce soit notre offrande mutuelle pour l'autre. En tous cas, ce sera la mienne envers toi.

Je t'embrasse de toute mes forces, de toute ma douceur, de toute mon enfance et ma présence à toi.

Je garde ton baiser sur ma joue, et je sens encore ce geste si doux par lequel tu m'a bordée au petit jour, plein d'attention, de délicatesse et de tendresse.

J'ai nettoyé la vitre en mica, et bourré le poële de buches nouvelles, pour que tu puisses voir à travers le hublot, les braises brûlantes du poële, lorsque tu repasses.

Douceur, sagesse, oui, confiance.
2005-12-09 18h14


Le texte chez toi était "rugissant" (en majuscules!)
beau texte en vérité!

Lorsque je passerai ce sera le plus souvent le soir, en fin de journée, si je le peux.
Je déposerai mes baisers et mes prières pour toi.
je n'irai dans aucun autre blog que notre tente pendant tout ce temps de retraite.
2005-12-09 21h35 


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mercredi 07 décembre 2005 à 20h25 par fleurdatlas



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